Améliorer la réputation sectorielle pour attirer les meilleurs talents

Toutes les entreprises ont les mêmes objectifs de recrutement : identifier et attirer les meilleurs étudiants issus de cursus pointus et exigeants. Autant dire qu’un beau site de recrutement et quelques témoignages d’employés sur votre compte Instagram ne suffisent plus. Pour vous démarquer, vous devez offrir davantage aux candidats tout au long de leurs démarches.

Dans notre guide « Le contenu est Roi, mais l’humain est l’As : la vérité sur l’expérience candidat », nous montrons que l’expérience candidat dépend d’abord et avant tout du contenu proposé. Et pourtant, 57 % des candidats disent ne pas réussir à trouver suffisamment d’informations sur le poste et l’entreprise qui les intéressent. La priorité absolue pour les entreprises devrait donc être de combler ces lacunes. Dans les secteurs des services financiers et juridiques, ne pas offrir le contenu attendu risque de vous faire rater les meilleurs candidats, car leur perception du secteur les fait se reporter sur le domaine prometteur des hautes technologies. Seule solution : attaquer le problème de front.

La première impression est déterminante, et si la presse et les études que les étudiants lisent donnent de la vie dans votre secteur une image pénible, cela peut se répercuter sur la qualité des candidatures. Nous allons ici voir comment les services financiers et juridiques doivent s’attaquer à la perception de leur secteur en améliorant les contenus publiés.

Les étudiants sont de moins en moins attirés par le secteur bancaire du fait de sa réputation, et la tendance ne va pas s’inverser.

Au niveau mondial, le secteur bancaire n’est désormais plus que le n°2 en termes d’attractivité parmi les étudiants en affaires intéressés par la banque. S’il reste n°1 au Royaume-Uni, il est même tombé à la 3ème place en France. Dans les deux pays, sa côte de popularité continue à diminuer au profit de la technologie et de l’informatique. En 2014, les étudiants en MBA étaient 40 % moins susceptibles de s’orienter vers la banque d’investissement qu’en 2008.

Pourquoi les étudiants en MBA s’écartent-ils de la banque ?

Cela ne se limite d’ailleurs pas à la banque, et l’ensemble des services financiers souffre de cette baisse de popularité. Ainsi les assurances ne sont qu’à la 11ème place des classements d’attractivité pour les étudiants en affaires.

Si ces problématiques touchent de plus en plus le recrutement des candidats traditionnels du secteur, comme les hommes et les étudiants en affaires, ce problème d’image semble très ancré chez l’ensemble des talents convoités par les entreprises de services bancaires et financiers. L’étude de Randstad sur la marque employeur (2017) a ainsi montré que les Services financiers arrivent à la 10ème place en termes d’attractivité.

Et la banque n’est pas seule dans son cas : 60 % des jeunes diplômés en Droit se dirigent vers d’autres secteurs avec une meilleure réputation.

Si la finance souffre d’un problème d’image, c’est en effet également le cas du secteur juridique. Les jeunes diplômés en droit se détournent ainsi d’un secteur connu pour un stress élevé au travail, d’importantes disparités de salaire hommes/femmes et un développement professionnel médiocre. En 2014, seule une petite minorité des diplômés en droit ont commencé leur carrière dans ce secteur.

Mais pourquoi s’en détournent-ils ainsi ?

Les clés pour améliorer la réputation du secteur et l’expérience candidat

Dans la plupart des entreprises, les problèmes évoqués plus haut ne sont pas aussi graves que les études le laissent entendre. Ils peuvent ne pas s’appliquer du tout à votre entreprise, ou bien des mesures peuvent déjà avoir été prises pour corriger les dérives du secteur. Il est toutefois peu probable que les candidats en soient conscients, ces questions étant généralement omises dans les annonces de recrutement sur les réseaux sociaux ou le site web des entreprises.

Les pages recrutement typiques présentent de belles photos et des promesses génériques d’un « brillant avenir », complétées par quelques témoignages d’employés et éventuellement la vidéo d’une journée-type. Et c’est un bon point de départ, mais qui ne suffira pas à convaincre la fine fleur des étudiants que votre entreprise n’a pas exactement les mêmes défauts que celles dont ils entendent parler dans les journaux. Certains postuleront peut-être tout de même, mais s’ils ne trouvent pas d’informations capables de les faire changer d’avis, ou qu’ils ne peuvent pas poser de questions sur la réalité du quotidien dans votre entreprise, il ne faut pas s’étonner qu’ils soient plus susceptibles de se lancer dans un de ces nouveaux secteurs si prometteurs à première vue, comme la technologie.

Pour redresser la barre, les entreprises doivent insister sur ce qui les différencie de l’image du secteur.

  • Partagez des histoires sur votre entreprise: c’est la façon la plus facile et la plus efficace de diffuser sur vos canaux de recrutement un contenu pertinent et utile répondant à ce type d’inquiétudes.
  • Faites en sorte que les informations sur la gestion de carrière, les associations de minorités et de femmes et les aménagements prévus pour préserver la santé mentale des employés soient faciles à trouver sur votre site et vos réseaux sociaux.
  • Identifiez le contenu le plus important pour les candidats de votre secteur, et assurez-vous qu’il soit facilement accessible aux candidats potentiels.

Votre expérience candidat et votre marque employeur en bénéficieront, ce qui se répercutera sur votre taux de conversion.